Costume Louis XV – période 1740

Nouvelle envie de costume.

Après quelques recherches je pense qu’il s’agit d’un modèle de la période 1730-1740.

Mon choix se porte sur ce tissus noir et or.

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J’ai repris un patron de gilet 1770 que j’ai modifié.

Celui-ci aura 4 boutons au niveau de la « ceinture » et une 5ème boutonnière à la base du cou.

Le patron tient sur le tissus plié en deux (pli marchand). C’est au centimètre près…

J’ai pris le temps de placer les motifs les uns sur les autres. Les deux lisières sont épinglées pour éviter toutes mauvaises surprises par la suite.

Avant d’épingler le patron en papier Kraft, j’ai décidé de faire un patron en « négatif » afin de placer au mieux les motifs qui seront sur le devant et les deux rabats de poches.

Cette solution me paraît bien.

J’ai marqué mes repères avec des épingles en croix par exemple.

Une fois le patron en papier au bon emplacement, je peux marquer les contours, poches et autres repères au point bouclettes, fil tailleur rouge.

Marge de couture d’environ 2cm pour tour de la pièce et environ 3cm pour l’ourlet.

Le seul conseil que je peux donner et de prendre son temps. On prend son temps.

Renfort des ouvertures de poches, comme pour une veste de costume.

La mesure est une largeure de main + 1 à 2 cm.

Sur le côté endroit du tissus, bâtir en haut et en bas du rectangle de toile à l’emplacement de l’ouverture de la poche.

marquer l’ouverture de la poche (pour moi, crayon craie jaune).

Par dessus je place le sac de poche

Je couds sur le marquage. Contrôlez que toutes vos couches de tissus soient bien toutes à plat. Bâtissez, épinglez, mais pas de précipitation.

Pour avoir dans l’ouverture de la poche la vision du même tissus que le gilet, j’ai procédé de la manière suivante:

Au bas du rectangle qui forme le sac de poche, j’ai cousus un rectangle de tissus du gilet sur la partie côté gilet. Ce qui veut dire que lorsque le sac de poche est prêt à être cousu, le rectangle de tissus gilet sera endroit contre endroit avec le tissus du gilet.

Une fois le tour de l’ouverture de poche cousue, j’ouvre, je crante et je retourne la toile sur l’envers du tissus.

Au fer à repasser, j’aplatis la pièce de toile. Passe la grande pièce du sac de poche par l’ouverture pour la positionner sur l’envers de la pièce du gilet. Je fais rouler les couture entre les doigts pour bien les positionner avant le repassage.

Sur le côté envers:

Je forme le sac de poche en pliant le tissus en deux dans le sens de la largeur…

Je reprends ma pièce de gilet spour avoir l’endroit en face de moi. En alignant les motifs des pièces je positionne la pièce du rectangle de l’intérieur de la poche avec l’endroit du tissus. (pointé avec le retourne coin)

Par la suite, je peux épingler et terminer mon sac de poche.

Une fois qu’un côté est terminé je passe sur l’autre pièce.

Pour les finitions je passe les fils dans le bord du surjet.

La sac de poche est terminé.

Vue de l’endroit

Je suis assez content du résultat.

Les fils de bâti blanc sont les repères pour poser le rabat de poche qui est en cours de réalisation.

Je passe à l’application du biais en gardant une réserve pour le tour de cou avec les pièces Dos.

Je contrôle que mes deux côtés soient à la même hauteur avant de coudre le biais. J’ai de mauvaises surprises avec d’autres costumes…

Au prochain épisode…

Traîne de la robe 1670

En raison du Covid 19, l’amie pour qui je fait cette robe ne prend pas le risque de se déplacer.

Je n’envisage même pas d’aborder le sujet.

Je continue avec un travail qui ne nécessite pas d’essayage.

La traîne:

Dans le même tissus que le corsage et en utilisant les mêmes galons.

Ci-dessous la base de la traîne.

Largeur de la traîne 153cm

Longueur 183cm

Mon tissus mesure 75cm avec les lisières.

  1. Je commence par couper les lisières et je les surjette (en blanc).
  2. Je raccorde les motifs des deux panneaux (couture milieu dos)
  3. J’ajoute, en les raccordant, deux empiècement pour avoir la largeur souhaitée (surjet et couture) et fer à repasser.

J’aligne la couture du milieu dos sur le bord de la table et je maintient le tout avec mes meilleures copines du moment, les pinces de bureau.

Je peux ensuite poser mon patron, épingler et laisser une marge de couture de 2,5cm.

Patron de la traîne sans marge de couture.

Pose du passepoil et pose du 1er galon.

Le galon est cousu à la machine sur la partie au milieu et en bas.

Les petits éventails perlés sont cousus à la main, sur environ 4m.

La ligne sous le galon est la couture de raccord de l’empiècement.

 

Pose du 2ème galon, à cheval sur le 1er.

1ère couture sur le bord droit du galon,

2ème couture au centre du galon.

La 3ème couture pour le bord gauche se fera après.

Avant de coudre le 1er galon, j’ai placé la doublure sur l’endroit de mon tissus.

Avec une telle surface, j’ai bâti la doublure de haut en bas sur la couture milieu dos. Un autre bâti de part et d’autre du milieu dos pour bien placer la doublure.

Les bords sont repliés et épinglés vers le milieu pour pouvoir travailler les galons.

Et enfin pose du 3ème galon.

Je le positionne sous le 2ème galon

Une couture machine zigzag, sur la partie gauche du 2ème galon. Celui-ci chevauche la partie droite du 3ème galon.

Je pense devoir encore faire une couture machine à la base des éventails, à voir.

De toute façon les arrondis des éventails seront cousus à la main.

Pour l’instant j’en suis là… vivement ce week-end pour continuer.

 

 

 

montage de la ceinture jupe 1670

Pour la ceinture, j’utilise de la Viseline pour ceinture.

Cette méthode n’est certainement pas celle qui est « académique ».

La surprise du jour (parmi tant d’autres) la Viseline ne colle plus…  J’ai certainement acheté du vieux stock ?

Bref l’autre solution sera de coudre le tissus sur la bande de Viseline. Finition à la surjeteuse.

Je profite de cette étape pour passer un ruban de coton sergé à l’intérieur de cette ceinture. Je compte le double de la longueur de la ceinture pour ne pas avoir de mauvaise surprise ensuite.

Le ruban servira à serrer la jupe.

Pose de la ceinture sur la jupe en commençant par le milieu devant.

J’épingle la ceinture sur l’extérieur de la  jupe, en laissant une marge de 1cm environ.

Ceinture côté intérieur épinglé sur le côté extérieur de la jupe.

 

Jupe côté intérieur avec une marge de 1cm environ. Cette marge de couture sera rabattue sur le dessus des plis, en piquant dans chaque plis.

 

Ceinture sur la jupe une fois terminé.

la ceinture est dans le même tissus que le corsage. Par dessus la jupe il y aura encore la traîne (à venir).

 

Plis canons pour la jupe 1670

Ici je vous épargne tous les test que j’ai fait pour y arriver.

Le milieu devant est plat et passera sous la pointe de corsage.

Ensuite la ceinture sur laquelle sont cousus les plis canons passerons sur les basques, tabs (c’est comme on veut). La jupe se noue dans le dos.

Le surplus de tissus de taille se froncera au moment de l’attache.

J’ai essayé des plis de 3,5cm = trop grand plis pour le tour de taille donné. Un demi tour de taille, mesurer et défaire!.

Ensuite je suis passé aux plis de 2cm. Plis encore un peu trop espacés pour le résultat que je cherche. Un demi tour de taille, mesurer et défaire!!

J’en suis donc arrivé au plis de 1cm. Un demi tour de taille, mesurer et oh surprise c’est la bonne mesure.

les plis canons sont petits et serrés. C’est ce que je voulais.

Je ne souhaitais pas faire de plis creux, plats, couchés etc…

Pour que mes plis soient réguliers j’ai utilisé du papier de soie (Burda)

Il sera plus facile à enlever après.

Chaque carré mesure 1cm. Coupé dans la largeur du papier et épinglé à l’intérieur de la jupe, hauteur de la taille.

Les plis partent du milieu devant  +16 cm (1/2 platitude sous la pointe du corsage)

Sur cette photo la ceinture est placée sous les chiffres (je couds de droite à gauche).

Je passe 5 rang de fils (cordonnet) en commençant par la ligne du bas  (photo)

Espace entre les plis de 1cm et espace entre les lignes, aussi 1 cm.

Une fois les 5 rangs de fils terminé je forme les plis.

Ma mesure pour le tour de taille est respectée avec une marge milieu dos (ouverture de la jupe) de 4cm aplat. Cet aplat froncera au moment de nouer la taille.

Pour terminer j’enlève le papier de soie en desserrant les plis petit à petit.

Prochain post, la ceinture pour y coudre la jupe…

 

 

 

Jupe de la Robe 1670

Mon tissus est en panneaux de 75cm. Pour faire cette jupe j’ai besoin de 6 lés.

La bordure du tissus à tendance à être plus « serré » que le tissus. Donc je passe chaque pièce à la surjeteuse afin de détendre chaque pièces.

Au final je vais avoir 6 lés de 70-72cm.

Le milieu devant de la jupe doit avoir 100cm fini et le milieu dos 106cm fini.

Un week-end entier à placer mon tissu, coudre les 3 galons de passementerie or, dont toutes les bordures en éventail à la main.

Cette image ne montre que la moitié de la jupe. 2,10m par côté.

Les pinces me servent à maintenir la jupe pliée en deux à la table de travail.

Ce dette manière je peux épinglier ma doublure au niveau de la taille sans tirer sur le tissus de dessus. Il y a certainement une autre manière de faire. Celle-ci me convient très bien.

Milieu devant

Pour la doublure, je prends une finette de doublure de rideaux. c’est très léger et en grande largeur (150cm)

Il y a un retour à la taille de 10cm pour les plis canons.

Le milieu devant sur 32 cm passera sous la pointe du corsage.

La doublure est maintenue encore par une couture. Côté d’endroit on ne voit rien, la couture est perdue dans le dessin.

 

Robe 1670

Je ne suis pas très sérieux car je n’ai pas pris beaucoup de temps pour rédige un post.

Je passe plus de temps à coudre qu’écrire.

Avec un peu d’organisation j’ai pensé à prendre quelques photos.

Me voilà parti dans la réalisation d’une première. La robe Louis XIV période 1670.

Comme base j’ai opté pour le Janet Arnold entre autres.

C’est un modèle très connu et souvent repris.

Je vais donc m’en servir et faire un mixte avec d’autres robes de la même période.

J’ai fait la toile et après un 1er essayage, il en est ressorti un patron papier Craft .

La marge de couture sera laissée directement sur le coutil noir satiné.

Prochaine étape … casser les épingles.

Pas simple d’épingler au travers de deux épaisseurs de coutil. Les épingles les plus fragiles n’ont pas résisté.

Coupe des différentes pièces avec 1,5cm de surplus de couture.

Pour le milieu dos, je laisse un peu plus pour éviter de mauvaises surprises.  Je préfère dégarnir plus tard que de tenter de rajouter plus tard.

Pour la suite j’ai commis une grosse bourde.

Les coulisses pour baleines devraient être cousues en calculant la largeur de la baleine. Pour ma part j’ai à chaque fois placé la baleine en métal sur la couture verticale de droite. Avec un pied à fermeture éclair je me suis appuyé contre la baleine pour faire ma couture.

ci-dessus on voit un peu la baleine métallique blanche..

Au lieu d’avoir un tissus supérieur qui reste à plat, je provoque chaque fois une différence de 1mm et à chaque tunnel.

A force, j’ai dû compenser sur les coutures extérieures.

Une fois toutes les pièces terminées, je passe à « l’habillage » de celles-ci.

J’ai trouvé cette soie  qui a été retenue par l’amie pour qui je réalise cette robe.

J’airais pu aussi faire mes couture de tunnel à baleines à travers toutes les couches, mais j’ai eu envie de compliquer un peu le travail.

Donc étape suivante, bâtir tout autour de toutes les pièces.

Il faut quand même rester attentif à bien tendre le tissus, sans excès.

Il y a maintenant l’étape couture de la décoration.

Bonne surprise, toutes les décorations vont se coudre à la main, sans oublier la pose de biais sur les basques.

En attendant de refaire un essayage pour ajuster les détails, je ne termine pas les épaules et je ne double pas complètement l’intérieur.

Pour le laçage en milieu dos, j’ai décidé de cacher les oeillets en comprenant un retour de tissus. Ce retour cachera le laçage.

Les oeillets sont réalisés avec une Singer 99K et le « buttonholed » matrice pour oeillets. C’est juste génial et très rapide.

Le Laçage pourra se faire avec une aiguille à laine (bout rond).

 

Ensuite je peux passer aux manches.

Il m’a fallu quelques m2 de toile pour trouver la bonne forme une fois terminée.

Je dois encore affiner et ajuster les plis canons.

Pour me changer un peu les idées je passe à la jupe.

J’ai utilisé 6 panneau en 75 cm de largeur.

Le milieu devant fini aura 100cm taille milieu devant au sol et 106cm taille milieu dos au sol. vertugadin (boudin) compris.

tirer du livre Janet Arnold

Et ma version.

Le milieu devant se trouve sur la partie gauche de l’image.

Je ferais la couture milieu devant une fois que tous les galons sont terminés.

J’ai placé une ouverture de 15cm au milieu dos.

Cette ouverture sera perdue dans les plis canons et de plus sera dissimulée sous la traîne.

Par contre, contrairement au patron de base, je n’ai pas placé de poche. Elle est prévue trop petite donc actuellement ne servirait à pas grand chose.

Au cas je peux toujours défaire une couture et l’y intégrer.

Pour l’instant je ne peux aller plus avant dans mon travail.

 

 

 

 

 

 

Retouches costumes XVIIIème

Il y a bien longtemps que je n’ai pas posté un article.

Une amie m’a demandé de modifier un costume XVIIIème pour le rendre un peu plus « campagne ».

Elle désire porter ce costume pour un pic-nic au Château de Ferney-Voltaire.

Dans les pièces quelle aimerait porter il y a une chemise, un panier, un corps baleiné mais avec des manches et la jupe.

Après avoir essayé de « bricoler » avec ce qui existait déjà, j’ai décidé de reprendre le tout depuis le début et de commencer par la chemise.

Chemise en coton avec coulisse au col pour froncer et surtout couvrir un peu le décolleté, selon demande.

La manche est 3/4 avec lacet

Panier retravaillé pour « couvrir » les grandes hanches sans toutefois donner trop d’ampleur à la jupe. (selon demande)

Le panier sert aussi de poches.

 

Jupe taffetas de soie vert, doublé de même  en écru.

Attache d’abord par le dos de la jupe…

La longueur de la jupe est à la hauteur de la boucle de chaussures.

jupeAttache ensuite le devant, comme un tablier.

Une ouverture est faite de chaque côté de la jupe pour accéder au panier.

Corps baleiné avec manches amovibles.

Les manches sont maintenue en place grâce au liens (ici pas assortis) entre la bretelle et la tête de manche.

Pour rendre le tout le moins visible possible, j’ai fait des ganses .

Les manches ont une forme sabot. J’aime assez.

 

Voilà une fois terminé et selon la demande la demande.

Je n’ai pas eu le temps de faire plus de photos

 

 

costume Renaissance 1618 à 1620

C’est le pourpoint de cette époque qui me plaisait, ainsi que la culotte. En gros c’est le costume mais surtout certains détails qui m’ont plu.

Je suis donc parti à la chasse d’inspiration dans les livres…Je nia pas mis des photos de toue la collection que j’ai consulté. Celui de ci-dessous est particulier et sort du lot.

Je vous recommande « The Modern Maker ».

Le concepteur Matthew Gnagy remet au goût du jour « la bara ».  Une méthode qui date du XVème siècle espagnol.

En gros et en très résumé, la bara est un système basé sur les proportions du corps + que sur les mesures que nous connaissons actuellement. Il y a bien sûr des modifications à apporter lors de la conception du patron. Un pli à prendre et à comprendre.

Vraiment à découvrir.

J’ai opté pour ce type (de costume). Par contre en gris argent et galons argent.

La tresse ira sur le pourpoint et la culotte.

Pour les boutons (1cm) je vais décorer les épaulettes et les faux boutons de la culotte.

les boutons du pourpopint sont en étain.

Ce sont des reproductions que j’ai trouvé au Royaume Uni.

 

Le modèle de gauche est sur le pourpoint et la braguette de la culotte.

Celui de gauche ira sur la cape de voyage.

La tige du bouton se coud sur le bord droite de la partie devant du pourpoint.

Pour les boutonnières j’ai ENFIN pu utiliser ma singer 329K et le « buttonholer ». Je suis complètement satisfait.

Le gain de temps est INCOROYABLE.

Si vous avez l’occasion je vous le recommande.

(Voir article buttonholer)

La boutonnière est placée au maximum à 1cm du bord gauche. C’est la tige du bouton qui permet de faire la croisure avec la distance du bord de la boutonnière.

C’est idem pour l’ouverture des manches et la braguette de la culotte (photo en fin d’article).

 

La cape de voyage est en laine bouillie non doublée.

Le patron est basé sur un modèle Renaissance. On peut y ajouter une capuche qui devrait rester amovible.

Pour Venise, la cape est indispensable. Ce modèle prend peu de place et reste très léger.

J’ai quand même mis une parementure qui couvre les épaule et descend jusqu’à la première attache (celle du bas)

Y a pas à dire on a pas inventé grand chose.

Le galon est confectionner avec le même fil que la tresse argent. Par contre ce galon est un peu souple pour un bon maintien.

Les attaches sont cousues à la machine au pied soutache.

Je vous recommande de faire un ou plusieurs test avant…

 

Pour le chapeau j’ai choisi un patron sur le net.

C’est que j’ai trouvé de mieux  se sont les patrons de Lynn McMaster.

J’ai fait plusieurs essais. Je ne suis pas encore très satisfait du résultat.

Le patron est bien fait. Les explications sont des fois un peu compliquées. Il faut prendre son temps.

je n’ai que cette photo de la culotte terminée.

Voilà, pour le moment c’est tout…